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Bouger pour améliorer notre cerveau!

Dernière mise à jour : 27 sept. 2020

C’est bien connu l’activité physique améliore la condition physique, mais qu’en ait-il des effets sur le cerveau?



L’activité physique a bien plus que des effets sur nos muscles et notre force! Elle améliore aussi notre cerveau de plusieurs façons. Dans cet article, je vous présente les bienfaits de l’activité physique sur les fonctions cognitives et le cerveau et comment elle peut aider à la réadaptation suite à une condition neurologique.


Tout d’abord, pour bien comprendre les effets de l’exercice il faut savoir que le cerveau est un organe comme les muscles et que pour bien fonctionner il a besoin d’oxygène et de nutriments. L’oxygène et les nutriments sont transportés jusqu’au cerveau par notre sang. Donc si notre cœur, notre système circulatoire et nos poumons sont en bonne santé ça va permettre de bien nourrir le cerveau pour qu'il fonctionne bien.


Que se passe-t-il quand on fait de l'exercice?

Pendant une activité physique notamment une activité de type aérobie, la fréquence cardiaque et donc le débit sanguin augmente pour répondre aux besoins plus grands en oxygène. Plus d’oxygène est transporté dans notre corps et le cerveau est donc mieux oxygéné. Cet oxygène pourra être utilisé pour plein de fonctions.


Notre corps s'adapte pour s’améliorer et répondre aux demandes qu'on lui impose. Lorsqu'on fait de l'exercice de façon régulière, nos muscles et notre cerveau auront régulièrement besoin d'une grande quantité d'oxygène pour nourir les muscles et notre cerveau qui travaillent. Des petits vaisseaux vont donc se créer pour mieux nourrir les cellules de notre cerveau (1). Ce processus s'appelle l'angiogénèse.



Des changements se produisent également directement au niveau des cellules du cerveau. En effet, l’exercice augmente la production de facteurs de croissance et d'autres médiateurs chimiques qui favorisent la plasticité cérébrale (1). La plasticité cérébrale permet la croissance de nouvelles cellules neurveuses, la création de nouvelles connexions entre les cellules et le renforcement des connexions existantes. Les cellules nerveuses saines deviendront également plus fortes et plus efficaces.


Lorsqu’une partie du cerveau est atteinte comme à la suite d’un AVC ou d’un traumatisme cérébral, la plasticité cérébrale va permettre de modifier les connexions et d'en créer d’autres entre les zones non-atteintes. Faire de l’activité physique peut donc permettre d’améliorer ce processus (2).


Des effets multiples sur les fonctions cognitives!

Les effets positifs de l'exercice sur les fonctions du cerveau sont multiples chez les personnes ayant une condition neurologique et varient selon le type de lésion. En effet, les études scientifiques ont rapporté que les exercices de type aérobie améliorent les fonctions cognitives chez les personnes atteintes de démence, améliorent l'attention et la flexibilité cognitive chez les personnes ayant subi un traumatisme crânien, améliorent le temps de réaction chez les personnes atteintes de sclérose en plaques et améliorent l'apprentissage moteur chez les personnes ayant subi un AVC (3).


Une autre étude synthétisant les résultats de plusieurs études scientifiques sur les effets de l'activité physique à la suite d'un AVC ou d'un traumatisme crânien a rapporté des effets positifs sur le fonctionnement cognitif global, en particulier dans les stades chroniques suite à la lésion (4). De plus, l'exercice a un effet de protection sur le cerveau et ralentit le déclin des capacités fonctionnelles (2).


De plus, l’activité physique améliore la mémoire, l’attention, la vitesse de traitement de l’information et les fonctions exécutives donc l’initiative, la planification et l’organisation d’une tâche. Toutes ces composantes sont importantes pour l’apprentissage et pour retenir les tâches travaillées pendant la réadaptation.


L'exercice est bon pour l'humeur et le bien-être

L’exercice favorise la sécrétion de certains neurotransmetteurs comme la dopamine qui est liée à l’attention, la motivation et au plaisir. Le cerveau sécrète également plus de sérotonine qui est liée à l’apprentissage, l’humeur et l’estime de soi et de la norépinéphrine qui est liée à l’éveil, l’attention et l’humeur également. Ces molécules ont également un rôle important dans le développement des cellules cérébrales et leur fonctionnement.


L'intensité est importante

Il faut noter qu’il existe une relation entre les paramètres de l'exercice et les réponses observées. L’intensité est l'élément le plus important à prendre en considération puisque l’exercice d’intensité modérée est associée à de meilleurs résultats (2). Attention, si l’activité est trop intense par contre, l'espace mental pour se concentrer sur autre chose sera limité donc il sera difficile d’apprendre une nouvelle tâche pendant la réadaptation.


Il existe également un effet dose-réponse donc plus grande sera la dose d’activité physique plus il y aura des résultats. Cependant, il semble y avoir un plateau à partir duquel l'augmentation de la dose d'exercice ne crée plus d'augmentation de la fonction.


Le temps après la blessure ainsi que la durée du programme d'exercice sont des facteurs importants à prendre en considération. Bien que certaines études aient démontré des améliorations après seulement une semaine d’exercice, sachez que la majorité des bienfaits sont perçus sur le long-terme soit plus de 3 à 12 semaines. L’objectif ultime est que l’activité physique fasse partie de votre quotidien bien au-delà de 12 semaines.


Pour intégrer l’activité physique avec succès, il est recommandé de commencer par de courtes séances et d’augmenter le temps d’entraînement graduellement. Si vous êtes intéressé(e)s à commencer à intégrer l’exercice dans votre vie. Je vous invite à consulter nos capsules d’exercices et à prendre rendez-vous pour une évaluation de vos capacités et avoir un programme d'exercices spécifique pour vos besoins.


Cindy Gauthier, pht, PhD


Références

(1) Cassilhas RC, Tufik S, de Mello MT. Physical exercise, neuroplasticity, spatial learning and memory. Cell Mol Life Sci. 2016;73(5):975-983. doi:10.1007/s00018-015-2102-0

(2) Pin-Barre C, Laurin J. Physical Exercise as a Diagnostic, Rehabilitation, and Preventive Tool: Influence on Neuroplasticity and Motor Recovery after Stroke. Neural Plast. 2015;2015:608581. doi:10.1155/2015/608581

(3) McDonnell MN, Smith AE, Mackintosh SF. Aerobic exercise to improve cognitive function in adults with neurological disorders: a systematic review. Arch Phys Med Rehabil. 2011;92(7):1044-1052. doi:10.1016/j.apmr.2011.01.021

(4) Vanderbeken I, Kerckhofs E. A systematic review of the effect of physical exercise on cognition in stroke and traumatic brain injury patients. NeuroRehabilitation. 2017;40(1):33-48. doi:10.3233/NRE-161388


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